Une exacerbation correspond à une exagération passagère d’une sensation ou d’un symptôme.

Une exacerbation se caractérise par la survenue d’un épisode aigu de détérioration clinique sur un état stable. Elle peut, par exemple, survenir suite à une surinfection virale ou bactérienne. Les exacerbations pulmonaires sont plus ou moins fréquentes selon la gravité de la maladie.

Exacerbation et mucoviscidose

Elles se caractérisent par la survenue des symptômes suivants :
augmentation de la toux et de l’encombrement bronchique (sécrétions devenant plus sales, plus collantes, plus difficiles à expectorer), diminution de la tolérance à l’effort, fatigue, diminution de l’appétit, amaigrissement. Souvent, il n’y a pas de fièvre associée. Elles nécessitent une consultation rapide au CRCM. Des mesures thérapeutiques immédiates sont à mettre en place.

 

Dans la mucoviscidose, la dégradation de la fonction pulmonaire est un facteur pronostic majeur. Elle est exprimée sur les épreuves fonctionnelles respiratoires ou EFR, par le déclin du volume expiratoire maximal par seconde (VEMS). Ce dernier est altéré lors des exacerbations pulmonaires (10), particulièrement lorsque la personne est colonisée de façon chronique par le pyocyanique.


En revanche, la surveillance rapprochée des personnes atteintes de mucoviscidose, et le diagnostic précoce des exacerbations permettent d’améliorer le pronostic à long terme.

Le mot de… CHRISTELLE CHATON

Infirmière coordinatrice du CRCM mixte de Limoges

« Qui mieux qu’un patient et/ou sa famille pour exprimer son ressenti par rapport au mot exacerbation ? Voici donc les résultats d’un petit « brainstorming » improvisé avec quelques patients volontaires : drainage, infection, oxygène, mais aussi engrenage, angoisse, ras-le-bol, projets mis entre parenthèses, regard des autres…
En effet, en dehors du fait que l’exacerbation va systématiquement entraîner une augmentation du temps des soins, ce qui semble difficile à accepter et à supporter pour les patients est la baisse de la qualité* de vie…Malheureusement, la prise en charge souvent « lourde » couplée à une observance* rigoureuse ne peuvent garantir au patient d’échapper aux
exacerbations. Le travail de l’équipe pluridisciplinaire du CRCM consiste donc à l’accompagner au mieux, instaurer une relation de confiance, l’aider à devenir autonome et « l’éduquer » afin de reconnaître les signes d’exacerbation dès leur apparition et d’agir en conséquence. »

L’auteur de l’article

Pharmacien biologiste à l’initiative de Ludocare, Thierry Basset fut responsable de laboratoire plusieurs années. Il met désormais au service de la start-up lyonnaise son bagage et son expérience en tant que responsable médical. 

Thierry contribue au développement de la partie médicale des robots Léo (pour le traitement de la mucoviscidose) et Joe (traitement de l’asthme), deux compagnons des enfants devant suivre un traitement régulier pour faire face à ces maladies chroniques. Les deux solutions sont commercialisées dès la rentrée 2019.